Solweig Ely : pourquoi je choisis de devenir psychopraticienne

Solweig Ely psychopraticienne

Bienvenue sur Chemins de vies ! Je suis ravie de vous accueillir dans cet espace pour se reconstruire après un traumatisme. Pour vous remercier de votre visite, je vous offre le journal de reconstruction

Chemins de vies est né d’un vécu et d’une conviction simple : on peut se reconstruire après un traumatisme, à son rythme, sans devoir « être fort » tout le temps. Depuis que ce blog existe, vous êtes de plus en plus nombreux à m’écrire. Et, au fil de vos messages, une évidence s’est imposée :

L’écoute et la relation d’aide ne sont pas seulement une « disposition naturelle », ce sont aussi des compétences qui s’apprennent, se structurent et s’encadrent.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous expliquer, avec douceur et humilité, pourquoi j’ai décidé de devenir psychopraticienne. Ce que cela signifie concrètement pour moi, pour vous qui faites appel à mes accompagnements, et quelles sont les différences entre une psychopraticienne, un(e) psychologue, un(e) psychothérapeute et un(e) psychiatre. L’objectif ?

Que notre lien s’appuie sur une base claire, solide, et rassurante.
Parce que la confiance se construit aussi avec des mots précis.

Ce qui m’a conduite jusqu’ici

Je n’ai pas commencé ma vie professionnelle dans le champ de la psychologie. J’ai d’abord travaillé comme conseillère en assurances, avant de me réinventer il y a plus de dix ans comme rédactrice web. Poussée par mon profond désir de « Vivre d’écrire ». Avec le recul, je vois combien cette expérience a façonné ce que je suis aujourd’hui : une femme qui écoute, qui cherche du sens, qui met des mots sur ce qui est confus et qui croit profondément au pouvoir d’une parole juste, respectueuse, et réparatrice.

Mais si je suis honnête, c’est mon histoire personnelle qui a été le déclencheur le plus intime. J’ai écrit et publié Le silence et la honte pour raconter ce que l’on préfère souvent taire ou ignorer : L’emprise, les violences psychologiques, les abus sexuels… et, surtout, les mécanismes de honte et de silence qui peuvent enfermer une vie entière. L’écriture a été une étape majeure de mon chemin de reconstruction. Puis, pendant plus de treize ans, j’ai poursuivi un travail thérapeutique profond sur moi-même, avec des approches variées.

De la survie à la transmission

C’est dans cette traversée, aussi rude que lumineuse, qu’est née une vocation : partager ce que j’aurais eu besoin de lire quand je n’allais pas bien, et offrir des repères aux personnes qui portent des blessures invisibles. C’est ainsi qu’est né Chemins de vies, comme un espace de ressource, un lieu de soutien, un endroit où l’on respire un peu mieux.

Et puis, un jour, vos messages ont commencé à changer de nature.
Vous ne veniez plus seulement lire : vous veniez me confier. Me raconter vos nuits difficiles, vos crises d’angoisse, vos flashbacks, vos liens familiaux ambivalents, vos questions sur la reconstruction. Et vous me demandiez, parfois très directement, si je pouvais vous accompagner.

J’ai toujours répondu avec prudence et honnêteté : oui, je peux offrir une écoute, une présence, une orientation vers des ressources… mais je ne suis pas (encore) thérapeute au sens professionnel du terme. Et c’est précisément cet « entre-deux » qui m’a amenée à une question fondamentale : comment continuer à vous accueillir avec sérieux, sans rester dans le flou, ni dans l’improvisation ?

Pourquoi une certification de psychopraticienne m’a semblé nécessaire

On m’a souvent dit que j’avais « un parcours à partager », une légitimité « d’expérience », une capacité d’écoute rare (des mots parfois un peu démesurés à mon goût 😅). Je reçois toujours ces paroles comme un encouragement, mais je n’ai jamais voulu qu’elles deviennent une excuse pour me reposer uniquement sur mon vécu. Car il y a une vérité essentielle que je tiens à affirmer ici :

Avoir traversé et surmonté un traumatisme ne suffit pas à accompagner le traumatisme des autres. L’expérience peut ouvrir le cœur, affiner l’empathie, rendre humble… mais l’accompagnement demande aussi un cadre, une éthique, des connaissances, une posture, des limites.

Oui, j’ai déjà suivi plusieurs formations qui ont nourri ma vision et mes outils :


💜 IFS (Internal Family Systems), approche qui considère chaque personne comme un système de « parts » protectrices et blessées, guidées par un Self central, ressource interne de calme et de clarté.
💜 Compassionate Inquiry, approche développée par le Dr Gabor Maté, qui invite à explorer avec douceur ce qui se cache sous nos symptômes, souvent enraciné dans des blessures anciennes.
💜 Reiki, pratique de « santé complémentaire » (non conventionnelle), que je considère comme un outil d’apaisement extrêmement puissant, mais sans jamais le présenter comme un substitut à un suivi médical ou psychothérapeutique.

Et, à un moment, j’ai compris ceci : accumuler des outils ne remplace pas un socle structurant.

Un vécu partagé sur un socle structuré

Ce que je cherchais, ce n’était pas « un titre pour faire joli ». C’était une formation plus globale, encadrée, avec des repères théoriques, un apprentissage clinique de la posture, et une réflexion éthique sérieuse. C’est ce qui m’a conduite vers une formation professionnalisante de psychopraticienne.

Cette certification, je la vis comme :

✔️ un cadre (pour mieux tenir l’espace, mieux protéger la relation) ;

✔️ une responsabilité (ne pas confondre bonne intention et bonne pratique) ;

✔️ un acte de transparence (ne pas laisser planer d’ambiguïté sur ma posture).

pourquoi solweig Ely psychopraticienne

Psychopraticienne : qu’est-ce que c’est exactement, en France ?

Ici, je veux être très claire, car ce point est souvent flou et il est important que vous sachiez « où vous mettez les pieds » 😅.

En France, il existe des professions réglementées dans le champ de la santé mentale (notamment psychologue et psychiatre), et d’autres appellations qui ne sont pas contrôlées de la même manière. La CPAM rappelle ainsi que certains titres « ne sont soumis à aucun contrôle et peuvent être utilisés par n’importe qui ». Elle cite notamment psychopraticien parmi les dénominations sans réglementation officielle et sans contrôle par un organisme de santé publique.

Par ailleurs, des questions parlementaires ont mis en évidence que l’exercice de la psychothérapie (en tant que pratique) n’impose pas, à lui seul, un standard de formation ou de déontologie. Et qu’il existe une grande hétérogénéité de parcours chez les praticiens se revendiquant de la psychothérapie « hors cadre réglementé ». Dans ce contexte, psychopraticienne désigne généralement :

Une praticienne de la relation d’aide qui utilise des approches psychothérapeutiques/psychocorporelles pour accompagner une souffrance (émotions, anxiété, difficultés relationnelles, vécu traumatique…), sans appartenir automatiquement à une profession de santé réglementée. Cela ne veut pas dire « sans sérieux ». Mais cela signifie que la confiance ne peut pas reposer uniquement sur un intitulé : elle repose sur la formation, la supervision, l’éthique, la clarté du cadre, et la capacité à orienter quand c’est nécessaire.

C’est aussi pour cela que je vous parle aujourd’hui, avec transparence.

Psychopraticienne, psychologue, psychothérapeute, psychiatre : quelles différences ?

Pour vous aider à vous repérer, voici une lecture simple (et sourcée) de ces rôles en France. L’idée n’est pas d’opposer, mais de clarifier.

Psychopraticienne et autres professions

Je vous partage ces éléments non pas pour vous noyer dans la réglementation, mais pour une raison fondamentale : vous aider à choisir en conscience.

Ce que je veux vous garantir dans ma posture d’accompagnante

Si je fais ce pas vers la psychopratique, ce n’est pas pour « prendre la place » d’un psychologue ou d’un psychiatre. C’est pour occuper ma place, avec clarté : celle d’une accompagnante formée, spécialisée dans l’écoute, la régulation, et l’apaisement du trauma, dans un cadre défini.

Voici les engagements que je veux poser noir sur blanc :

💜 Je m’engage à nommer clairement mon cadre : ce que je propose, ce que je ne propose pas, et dans quelles situations je vous orienterai vers un professionnel de santé (médecin, psychiatre, psychologue). La CPAM souligne l’hétérogénéité des titres et invite à la prudence face aux appellations non encadrées : je veux être une praticienne qui réduit cette zone de flou, pas qui l’entretient.

💜 Je m’engage à travailler dans un esprit trauma-informé, en m’appuyant sur des approches qui, dans leur définition même, mettent l’accent sur la relation, la sécurité intérieure et la compréhension des mécanismes de protection (IFS), ainsi que sur une exploration compatissante de ce qui se cache derrière les symptômes (Compassionate Inquiry®).

💜 Je m’engage à rester honnête sur les approches complémentaires comme le Reiki. Je vous parlerai plus amplement de cette pratique dans de futurs articles mais, sachez que je pratique et me forme depuis plus de 4 ans auprès de Jean-Christophe Montico, praticien de REIKI thérapie , Enseignant de Tradition USUI et de REIKI WADO et menbre de la Fédération de Reiki Usui. Forte de ses formations et de sa supervision, ma pratique respecte les fondements du REIKI RYOHÕ qui inclus notamment de ne jamais affirmer un éventuel résultat et ne jamais faire de diagnostic médical. Autrement dit : oui à l’apaisement, non aux promesses.

Enfin, je m’engage à poursuivre un travail personnel et à chercher de la supervision quand c’est nécessaire. Ma formation en psychopratique recommande explicitement ce socle (travail personnel, supervision). Pour moi, ce n’est pas un « bonus » : c’est une hygiène de pratique.

Solweig Ely psychopraticienne : un pas de plus, pour vous et avec vous

Si je partage tout cela, ce n’est pas pour « me justifier ».
C’est pour honorer notre lien.

Chemins de vies n’est pas un blog neutre. C’est un espace incarné, traversé par une histoire, et construit avec vous. En choisissant de devenir psychopraticienne, je fais un pas pour continuer à vous accompagner avec encore plus de structure, de prudence et d’éthique, sans jamais me cacher derrière un intitulé, ni derrière une posture.

Et si vous le souhaitez, je vous invite à me dire en commentaire : qu’est-ce qui, pour vous, crée la confiance dans une relation d’accompagnement ?
Vos questions, vos doutes, vos besoins sont les bienvenus ici, sans jugement, et avec douceur. 💜✨

💌 Solweig Ely

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MONTICO Jean Christophe
MONTICO Jean Christophe
6 jours il y a

Quel parcours, merci pour ta confiance, je te souhaite le meilleur pour la suite.

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