Solweig Ely : lettres à moi-même, avant et après le procès

Solweig Ely - procès pédophilie béatitudes

Bienvenue sur Chemins de vies ! Je suis ravie de vous accueillir dans cet espace pour se reconstruire après un traumatisme. Pour vous remercier de votre visite, je vous offre le journal de reconstruction

Il y a des instants de vie où l’on croit qu’un tournant décisif va tout changer. Pour moi, ce jour-là portait un nom : le procès. Je l’avais attendu comme une délivrance, fantasmé comme un remède à la honte. Cette lettre à moi-même, écrite entre la veille et le lendemain du procès, raconte le basculement de mes espoirs à mes prises de conscience. Car si briser le silence fut un acte fort, il ne fut pas l’issue magique que j’espérais.

Ce texte, inspiré par Mélanie de Focus Résilience, témoigne de la complexité du chemin de résilience : entre la force de parler et les blessures que la parole ne suffit pas à guérir. Que ces mots soient une main tendue à toutes celles et ceux qui, comme moi, ont cru qu’un jour tout s’effacerait et qui découvrent qu’on ne guérit pas en un jour, mais qu’on avance, pas à pas, vers soi.

Veille du procès, entre espoir et vulnérabilité

Solweig Ely - TELLEMENT VRAI sur NRJ12 - YouTube - [www.youtube.com]

Ma très chère Solweig,

Demain s’ouvre le procès qui, je l’ai longtemps cru, doit rendre la parole plus forte que le silence. Je viens de traverser la France, les mains crispées sur le volant mais le cœur battant, harcelée par des émotions intensément entremêlées : la peur et l’espoir se confrontant dans une danse presque macabre. Car je le sais, durant ces trois jours d’audiences, je vais être à découvert.

Certes, c’était mon choix… Mais je l’ai déjà chèrement payé avec mes parents qui m’ont, une fois de plus, accusés de « salir la famille » en décidant de témoigner à visage découvert. Je me revois, quelque part entre l’angoisse et la détermination. J’ai passé des années à taire l’emprise et la honte qui ont emprisonné mon corps de fillette et mon esprit d’adulte. J’ai écrit Le Silence et la honte pour que les mots effacent la nuit. Demain, je veux que cette histoire fasse enfin changer la honte de camp.

Le déclic que j’attends de ce procès…

A cet instant, ma conviction est simple : briser le silence suffira. Toutes ces années à essayer d’avancer malgré le silence imposé me l’ont appris : rester silencieuse renforce la honte et la culpabilité. Parler est donc une étape nécessaire et libératrice. Je m’imagine qu’à la barre, face aux juges, dire enfin ce qu’il m’a fait lavera mon âme. Je fantasme l’apaisement immédiat : le poids s’en ira, le mental reprendra le dessus, la vie reprendra ses couleurs, et la honte disparaîtra du côté de l’agresseur.

Cette veille de procès, je crois aussi au pouvoir rédempteur de l’exposition publique. Je veux que le monde entende l’innommable et, qu’au travers de mon témoignage, il voie les visages des survivants. Qu’il comprenne la force de l’emprise sociale et religieuse qui ont permis que plus d’une soixantaine de jeunes âmes grandissent avec un traumatisme aussi lourd à porter. Dans mes pensées, mettre des mots c’est s’extraire définitivement de la honte. Je me dis que je passerai de “victime” à “victorieuse” en franchissant les portes du tribunal. Je crois, naïvement, que la justice institutionnelle me rendra ma justice intérieure.

Je fantasme un déclic spectaculaire : demain, la parole guérira et la honte mourra. Ce rêve me porte et me donne la force d’affronter la foule, les médias et l’institution judiciaire. Je serre les dents, j’écris cette lettre à la Solweig d’avant pour qu’elle sache combien j’ai espéré.

Solweig Ely - Procès par KTOTV

… me fait basculer dans un vide inattendu

Pourtant, ce jour tant attendu ne ressemble pas à ce que j’avais imaginé. Revivre l’agression en détails à la barre réactive la mémoire traumatique. J’apprendrais, bien plus tard, que le fait de témoigner peut amplifier la souffrance des victimes. Dès 2006, les chercheurs ont même constaté que les enfants qui ont dû témoigner plusieurs fois dans des affaires de violences sexuelles présentaient plus tard davantage de traumatismes et de troubles émotionnels. On est en 2012, et personne ne m’en a parlé : je ne suis pas préparée… Lors des trois jours de procès, mon corps se contracte, la peur remonte, mes mains tremblent. Le procès déclenche des flash-back ; je ressens de nouveau la sensation d’être enfermée et sans voix. La scène judiciaire fait ressurgir la fillette de neuf ans au milieu des regards lourds.

Plus étonnant encore, la parole seule ne suffit pas. Sur l’instant, dire les faits apporte une certaine forme de soulagement. Mais les nuits qui suivent les jours d’audience, je me sens vidée. Et ce vide se rempli des angoisses d’une petite fille de neuf ans, accrochée aux draps de son lit en attendant la fin du mal qu’elle subit.

La justice apaise, elle ne soigne pas

La justice a condamné ce pédocriminel : 5 ans pour 57 victimes reconnues… 5 ans pour mes 21 années de silence à porter le poids d’une honte qui ne devait pas être la mienne. Si la peine est démesurément clémente, le voir repartir les menottes aux poignets, alors que je l’ai croisé libre dans les couloirs du palais durant ces trois derniers jours, aurait dû, un tant soit peu, me soulager. Mais, le poids d’un tel traumatisme ne disparait pas au son du marteau de la justice.  

Même après l’avoir vu partir entre deux policiers, ma mémoire demeure fragmentée, mon corps reste en hypervigilance. Je le découvre à cet instant : on peut ressentir de la détresse tout en étant résilient. La résilience est un continuum, et la souffrance coexiste avec la reconstruction.

J’éprouve une forme de désillusion : le procès ne suffit pas à réparer. La parole publique est une étape, pas une fin. Je découvre que ma justice intérieure demande d’autres soins, d’autres attentions, d’autres chemins de reconstruction…Certes, comme le dit Boris Cyrulnick « La résilience transforme la douleur en histoire partageable ». Mais, la résilience n’efface pas le traumatisme. Elle permet juste de continuer à vivre même si la douleur subsiste

Cette prise de conscience constitue mon vrai déclic : j’abandonne l’illusion de la guérison spectaculaire. J’accepte que la parole est un acte fort mais qu’elle ne suffit pas à guérir. J’apprends qu’il est possible d’être courageuse et encore blessée. Qu’on peut être résiliente tout en ayant encore des symptômes de stress post-traumatique dus à des blessures profondes que le procès n’a pas suffi à soigner.

Ma lettre, au lendemain du procès

Solweig Ely le jour du procès de Pierre Etienne Albert

Ma chère Solweig de demain,

Je t’écris le lendemain de ce procès que tu attendais comme une délivrance. Je veux te rassurer et te dire ce que j’aurais aimé savoir avant d’entrer dans cette salle d’audience. La justice institutionnelle a condamné ton agresseur ; c’est important. Mais ne confonds pas justice et guérison. La nuit qui a suivi l’audience a été marquée par un grand vide. Tu as compris que briser le silence n’était qu’un début. La honte n’a pas miraculeusement disparu. Le corps et le mental ont réactivé l’emprise et l’enfant en toi a revécu les gestes. La parole publique est une étape, pas une clé magique.

Ce déclic n’est pas la fin du chemin, même si cela te parait peu évident à cet instant. C’est le moment où tu vas apprendre à cesser de te juger toi-même. Où tu vas découvrir qu’il est possible de te parler avec douceur. Car, la résilience n’est pas monolithique : elle varie selon les personnes, les contextes et les cultures. Et ton histoire ne s’arrête pas à cette blessure : aussi profonde soit-elle. La résilience c’est comprendre qu’on peut avancer tout en se sentant vulnérable. La résilience signifie s’adapter, pas oublier.

Je veux que tu saches qu’il n’y a pas d’échec à avoir encore mal. Au contraire, c’est la preuve que ton corps et ton esprit cherchent à se réparer. Voici trois repères que j’aurais voulu partager avec toi :

1. Un “oui” à l’aide

Tu pensais devoir te battre seule. Pourtant, la résilience ne signifie pas supporter la douleur sans soutien. Boris Cyrulnick le dit si bien : « Il n’y a pas de résilience sans amour. On ne se relève jamais seul ».  Apprends à demander de l’aide plutôt que de faire « comme si » tout allait bien. Dire “je ne vais pas bien” est une force. Sur mon blog Chemins de vies, j’encourage chaque lecteur à devenir acteur de sa reconstruction grâce à un accompagnement bienveillant. Parce que c’est une aide qui t’a manquée durant bien trop longtemps…

2. Un “non” au spectacle

Tu croyais que l’espace public allait effacer la honte. Mais le tribunal est un lieu de justice, pas de guérison. Tu le sais désormais : lorsqu’on n’est pas préparé intérieurement, témoigner peut amplifier la souffrance. Notamment lorsque les victimes doivent revivre plusieurs fois les mêmes actes ignobles. Le procès a sa raison d’être : il punit l’agresseur et reconnaît les faits. Mais il peut devenir un « spectacle » qui réactive la douleur de manière encore plus profonde. Protège-toi : choisis les moments et les personnes avec qui partager ton histoire. La résilience n’a pas besoin de projecteurs ; elle grandit souvent dans le silence des rendez-vous thérapeutiques, dans l’intimité d’un carnet ou dans un groupe bienveillant.

3. Un “peut-être” au temps

Le temps ne guérit pas tout, mais il permet d’apprivoiser la douleur. On peut éprouver des symptômes et être résiliente en même temps. La progression n’est pas linéaire : certains jours, tu te sentiras forte ; d’autres, tu seras submergée. Souviens‑toi que la résilience est un continuum qui évolue. Laisse-toi le temps de comprendre, d’exprimer et de transformer ta douleur. Prends soin de toi, connecte-toi à ce qui te donne du sens et de la joie. La méditation, l’écriture, la musique et la marche dans les campagnes du Gers sont devenues mes alliées.

La résilience comme une main tendue

Aide et soutien pour surmonter un traumatisme

Aujourd’hui, je ne vois plus la résilience comme une performance mais comme un chemin pavé de petites décisions. Je cesse de me juger à l’aune du procès ; je me parle avec bienveillance et autocompassion ; je reconnais que ma justice intérieure demande du temps et du soin. Je veux être un exemple pour mes enfants et pour ceux qui me lisent : la honte change de camp quand je cesse de me parler comme un juge intérieur.

Ce témoignage s’inscrit dans le cadre du Carnaval d’Articles “Mon déclic – lettre à moi-même avant/après organisé par Focus Résilience. Sur ce site, j’apprécie tout particulièrement l’article “3 actions pour devenir plus résilient” qui propose des gestes concrets pour se relever. Ses articles éclairent le concept de résilience en montrant qu’il s’agit d’une force intérieure accessible à tous. Je vous invite à les découvrir.

Pour ma part, en partageant mon propre déclic, ce moment où j’ai compris que la honte ne change pas de camp sur la scène judiciaire mais lorsqu’on cesse de se juger soi-même, j’espère offrir un repère aux personnes qui, comme moi, cherchent la voie de la résilience sur leurs chemins de vie.

Avec douceur et courage, 💜✨

Solweig

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13 Commentaires
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Isabelle Bonnin
Isabelle Bonnin
1 mois il y a

Bonjour Solveig
Je t’ai rencontré à. Lectoure; nous sommes vu une seule fois, je ne savais pas ce que tu traversais…. Comment aurais-je pu savoir ?comment pourrais-tu en avoir parlé ?
Je trouve donc très courageux que tu puisses publier dans cet article cette lettre à toi-même.
Comme tu l’ecris très bien, se relever d’un traumatisme est un long chemin, très long….
Je te souhaite de trouver la paix, non seulement sur ce chemin, mais aussi en offrant aux autres victimes des clés de résilience.
Avec gratitude et bienveillance,
Isabelle – Swahita Yoga.

Malika ZOUAOUI
Malika ZOUAOUI
1 mois il y a

Ma chère Solweig,
En te lisant, je ne vois pas seulement une femme qui a témoigné.
Je vois une enfant qui a osé reprendre sa voix.
Tu as cru que la justice extérieure viendrait réparer l’intérieur.
C’est humain. C’est beau même.
Parce que cela signifie que tu croyais encore au monde.
Mais ce que tu décris est d’une maturité immense :
la parole libère un espace… elle ne recolle pas les morceaux.
Et ce que je trouve profondément juste dans ton déclic,
c’est ce basculement subtil : tu cesses d’attendre que la honte change de camp et tu changes ton regard sur toi-même. C’est là que tout commence. La justice condamne un acte.
La reconstruction, elle, demande du temps, de la douceur, des mains tendues, des espaces sûrs.
Tu l’as compris sans te durcir. Sans t’effondrer non plus. Être courageuse et encore blessée, voilà une vérité que trop peu osent dire. Tu rappelles quelque chose d’essentiel : la résilience n’est pas une performance.
C’est un mouvement vivant. Un chemin qui accepte les retours en arrière, les vagues, les silences.
Et surtout…tu offres à d’autres la permission d’aller à leur rythme.
Merci pour cette honnêteté. Merci d’avoir montré que parler est une étape, et que se parler avec douceur est la véritable révolution intérieure.
Avec respect et tendresse
https://www.skool.com/lacademie-du-nombre-vivant-1410/about

TIMMERMANS
TIMMERMANS
1 mois il y a
  1. Lettre avant procès

Un mot: Désillusion…
Quand la délivrance tant attendue depuis si longtemps n’est pas au rendez-vous…
Quand le poids du silence ne s’évacue pas comme on aurait pu l’imaginer.
Quand ce que l’on croit être un acte libérateur s’avère ancrer davantage le trauma dans le corps… par méconnaissance, par manque de préparation ou d’accompagnement avisé…

En « vivant le replay » des scènes qui ont hanté l’enfance, marqué la femme et traumatisé l’adulte dans sa construction intérieure…

Résilience… dans résilience, j’entends le lien qui résiste à être dé-livré en traversant la souffrance.

2. Lettre après procès
« Que la force, la patience et la compassion soient avec toi…
Patience envers toi-même avant tout, douceur et compassion tout autant… »

Quelle traversée !

Quel parcours… inspirant à la fois le respect, et la capacité à évoluer quoi qu’il advienne.
Le courage et la détermination paient toujours lorsqu’ils cherchent à révéler la vérité.

“Tout ce que l’on n’exprime pas, s’imprime dans le corps, tout ce qui s’imprime dans le corps se comprime et devient explosif si il n’est pas un jour ou l’autre libéré !

Merci infiniment Solweig pour cette lettre poignante… ce chemin de vie si singulier et pour autant qui n’est pas isolé…

Merci pour ta sincérité de coeur, ton authenticité d’âme et ta transparence

Merci d’ouvrir des chemins de vie à ceux qui se sentent dans des impasses…

Ton vécu éclaire, montre des voies…
Quand la voix posée et le partage d’un vécu traumatisant libère d’autres voix…

Isabelle

Vanessa
Vanessa
1 mois il y a

Ma chère Solweig,
Ce que tu as écrit est d’une justesse bouleversante.
Tu mets des mots sur une vérité que beaucoup n’osent pas dire. La justice peut condamner, mais elle ne guérit pas. La parole est puissante… mais elle ne recolle pas tout.
Ce qui force le respect, c’est ta lucidité.
Tu n’idéalises pas. Tu ne te durcis pas non plus.
Tu acceptes d’être courageuse et encore blessée. Et ce basculement, cesser d’attendre que la honte change de camp pour commencer à te parler avec douceur. c’est immense. Merci pour cette vérité nue. Elle ouvre un chemin pour d’autres.

Mélanie
Mélanie
1 mois il y a

Une magnifique leçon de courage que ton chemin parcouru jusqu’ici. Peu de femmes osent parler, et en agissant ainsi, je pense vraiment que tu aides aussi toutes celles qui n’ont pas osé se lever face à ce bourreau. Tout simplement WOUAH ! Mon immense respect pour ton courage et ta force !

Alex
Alex
1 mois il y a

Un témoignage extrêmement fort.
Ce que je retiens surtout, c’est cette idée essentielle : parler est une étape, mais la reconstruction est un chemin.
Tu mets des mots très justes sur une réalité qu’on oublie souvent : la justice tranche, mais l’intérieur a besoin de temps.
Merci pour cette profondeur et pour l’espoir que tu laisses entre les lignes.

Caroline de Kemmeter
Caroline de Kemmeter
1 mois il y a

Ma très chère Solweig,
Comment te dire mon admiration pour la femme que tu es, la petite fille que tu as été, celle que tu seras demain. Survivre à l’innomable bien trop présent dans la société, témoigner haut et fort, en parler, encore, pour que d’autres puissent faire de même, écrire, partager, non comme une victime, mais comme une survivante, une guerrière contre l’adversité.
Dans la fragilité que tu as ressentie, tu as fait preuve de force, peut-être sans le vouloir.
Tu as pris le risque de te montrer, pour affronter ensuite un vide, et avoir le courage de faire cet immense travail de reconstruction.
Je m’incline devant ta force de vie et ce que tu accomplis pour toi et pour d’autres.
Quelle chance de te connaître, même un tout petit et en espérant que ce soit de plus en plus 😉
Avec toute mon admiration et mon respect <3
Caroline

Dernière modification le 1 mois il y a par Caroline de Kemmeter
Bruno MAZE
Bruno MAZE
1 mois il y a

Lectoure , ça me dit quelque chose : il me semble que mon oncle Bernard Gaudens y a exercé , il y a bien des années . Son fils , mon cousin s’est suicidé ( je pense des abus de la part de son père ) et ma tante a déclenché Alzeimer pendant de nombreuses années ensuite . Toutes ces « affaires  » qui se révéllent ( comme l’affaire Epstein ) me laissent perplexe et sans voix . Bravo pour ton courage !

Sk décodeur humain
Sk décodeur humain
1 mois il y a

Merci Solweig pour ce partage si puissant. En te lisant, on comprend que derrière chaque étape de ce procès, il n’y a pas seulement des faits, mais une véritable reconstruction de toi-même.
Ce que je trouve admirable, c’est ta capacité à transformer une épreuve aussi figée et douloureuse en une leçon de présence humaine. Tu rappelles avec beaucoup de justesse que si le corps ne ment pas (quand tu évoque notamment les trois jours de procès), il a surtout besoin d’être entendu dans sa souffrance pour pouvoir enfin se libérer et se reconstruire.*

Ton regard sur l’avant et l’après montre que la vraie force ne vient pas d’une posture parfaite, mais de l’acceptation de sa propre vulnérabilité. Merci d’être cette voix qui permettra, je l’espère, aux autres de mettre des mots sur ce qu’ils n’osent pas dire.

aurélie Jur
aurélie Jur
1 mois il y a

Bravo à toi d avoir dépassé ces étapes. Le manque de soutien de ta famille en est un.
Montrer la voie et la’voix c’est effectivement courageux et magnifique. Ça permet de relativiser sur beaucoup de sujets aussi 🙂
Merci pour ce témoignage
5 ans c est effectivement pas cher payé..

François Depelsenaire - Nourrir la santé
François Depelsenaire - Nourrir la santé
21 jours il y a

Chère Solweig,
Merci pour ce témoignage poignant et courageux, qui est, je crois, une étape importante sur ton chemin.
Tu as bien raison de ne plus voir la résilience comme une performance – d’autant qu’aujourd’hui et plus que jamais, performance rime souvent avec violence !
Que penses-tu de voir dorénavant ta résilience comme une forme de robustesse ?
Robustesse que l’on retrouve dans tous les aspects de la Nature sur notre Terre.
Belle continuation !

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