Ne pas rester seul face à la déprime hivernale : quand et comment demander de l’aide

Ne pas rester seul face à la déprime hivernale : quand et comment demander de l’aide

Bienvenue sur Chemins de vies ! Je suis ravie de vous accueillir dans cet espace pour se reconstruire après un traumatisme. Pour vous remercier de votre visite, je vous offre le journal de reconstruction

Parfois qualifiée de blues de l’hiver, de trouble affectif saisonnier (TAS), la déprime hivernale peut toucher de nombreuses personnes lorsque les jours raccourcissent. Le plus souvent, ce malaise saisonnier reste passager. Mais il arrive que la tristesse persiste et s’intensifie au point de nuire au fonctionnement quotidien. Rappelons que la dépression, même saisonnière, est une maladie sérieuse qui doit être prise en charge correctement. Dans ces situations, il est important de ne pas rester isolé et de savoir demander de l’aide pour aller mieux.

Les signes que la déprime hivernale nécessite de l’aide

Comment reconnaître que votre déprime hivernale dépasse le simple coup de blues et qu’il serait judicieux de solliciter un soutien extérieur ? Voici quelques signaux d’alarme à ne pas ignorer :

  • Une humeur dépressive persistante ou un sentiment de désespoir qui dure des semaines sans amélioration.
  • Des difficultés à gérer les tâches quotidiennes (au travail, à l’école ou à la maison) en raison du manque d’énergie ou de motivation.
  • Des changements importants dans le sommeil (insomnie ou hypersomnie) ou dans l’appétit, avec un impact sur la santé et le bien-être général.
  • Une perte d’intérêt pour les activités habituellement appréciées et un plaisir diminué dans presque toutes les occupations.
  • Une irritabilité plus importante, de l’anxiété plus marquée ou des difficultés de concentration inhabituelles.
  • Des pensées d’automutilation ou d’envie de suicide, qui nécessitent une aide immédiate.

Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces symptômes et qu’ils persistent depuis plus de deux semaines, il est fortement conseillé de demander l’avis d’un professionnel de santé. Des signaux comme un profond désespoir, un retrait social marqué ou des idées suicidaires indiquent qu’il ne faut surtout pas rester seul et qu’une prise en charge s’impose sans tarder. Dans les cas d’urgence (idées suicidaires imminentes, détresse aiguë), n’hésitez pas à appeler les services d’urgence ou une ligne d’écoute spécialisée joignable 24h/24 (voir les contacts en fin d’article).

Demander de l'aide en cas de déprime

Demander de l’aide : un acte courageux, non un signe de faiblesse

Beaucoup de personnes hésitent à chercher de l’aide, par peur de déranger ou par crainte de passer pour quelqu’un de « faible ». Pourtant, demander de l’aide n’est en aucun cas un aveu de faiblesse : bien au contraire ! Accepter le soutien de vos proches ou de professionnels lorsque vous ne vous en sortez plus seul est un signe de courage et de sagesse. En réalité, parler de ses difficultés peut même nous rendre plus forts. Tandis que rester isolé ne fait qu’accentuer le sentiment de solitude et de détresse. En d’autres termes, il faut dédramatiser le recours à l’aide : se tourner vers autrui pour traverser une passe difficile est une démarche positive qui montre que vous prenez votre santé en main.

Il n’est pas non plus nécessaire d’attendre d’aller très mal ou d’avoir un diagnostic officiel pour oser consulter. Même sans avoir vécu de traumatisme psychique important, on peut tout à fait bénéficier d’un accompagnement psychologique. Car, rencontrer un thérapeute peut vous aider à surmonter une période difficile avant que la situation n’empire. Chercher de l’aide le plus tôt possible est au contraire une preuve de lucidité et de courage, pas de faiblesse. Rappelons enfin que la dépression hivernale n’est pas un manque de volonté de votre part, mais une condition bien réelle liée notamment à des facteurs biologiques. Je vous l’explique plus précisément dans un article dédié à la dépression saisonnière. Vous n’avez donc pas à culpabiliser de faire appel à un professionnel, tout comme vous ne culpabiliseriez pas de consulter un médecin pour une fièvre ou une grippe. Au contraire, c’est souvent le premier pas vers un véritable mieux-être.

Vers qui se tourner pour obtenir de l’aide ?

Demander de l’aide peut sembler intimidant, mais de nombreux interlocuteurs sont disponibles pour vous accompagner. Voici quelques pistes concrètes sur quand et comment chercher du soutien :

Parlez-en d’abord à un médecin (par exemple votre généraliste).

Ce dernier pourra évaluer vos symptômes, vérifier qu’aucune cause médicale ne les explique (par exemple un trouble hormonal), et poser un diagnostic si nécessaire. S’il confirme une dépression saisonnière ou un épisode dépressif, il vous proposera une prise en charge adaptée. Cela peut inclure un traitement antidépresseur éventuellement, mais aussi et surtout une orientation vers un psychologue ou un psychiatre. Le professionnel de santé mentale pourra alors vous offrir un espace d’écoute et des outils pour aller mieux.

Par exemple, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) s’est révélée efficace pour traiter la dépression saisonnière en identifiant et modifiant les pensées négatives liées à l’hiver. Votre médecin pourra également vous conseiller des approches spécifiques comme la luminothérapie (exposition quotidienne à une lampe reproduisant la lumière du jour). Une méthode dont l’efficacité est largement reconnue pour compenser le manque de luminosité en hiver. Ces traitements professionnels contribuent à rééquilibrer l’humeur et l’énergie au fil des semaines.

Tournez-vous vers les structures d’écoute et de soutien disponibles.

En parallèle du suivi médical éventuellement engagé, il peut être très bénéfique de parler de ce que vous traversez avec d’autres personnes. Cela peut passer par des groupes de parole ou des groupes de soutien animés par des associations. Vous pouvez déjà faire un premier pas en ce sens avec le groupe Facebook de Chemins de Vies, où vous trouverez une écoute bienveillante. Partager vos expériences avec celles et ceux qui vivent la même chose aide à rompre le sentiment d’isolement et à dédramatiser ce que vous ressentez. Par exemple, l’association France Dépression organise des groupes de parole (y compris en visioconférence) où chacun peut échanger dans un climat de bienveillance, en complément du suivi médical. De même, des groupes de soutien en ligne (forums modérés, communautés sur les réseaux sociaux dédiées au trouble affectif saisonnier) peuvent apporter du réconfort au quotidien. L’important est de trouver un cadre sécurisant et bienveillant qui résonne avec ce dont vous avez besoin.

Utilisez les lignes d’écoute et ressources associatives.

Il existe en France plusieurs dispositifs gratuits pour obtenir une écoute anonyme et des conseils, sans attendre un rendez-vous. Ces ressources peuvent être un premier pas pour exprimer votre mal-être ou obtenir une orientation vers une aide appropriée. Par exemple :

  • SOS Amitié – 09 72 39 40 50 (ligne d’écoute 24h/24, 7j/7)
  • 3114 – Numéro national de prévention du suicide (appel gratuit 24h/24, 7j/7)
  • France Dépression – 07 84 96 88 28 (ligne d’écoute de 9h à 20h du lundi au samedi, et de 14h à 20h le dimanche)

Ces services, assurés par des écoutants formés ou des bénévoles, vous permettent de parler librement de ce que vous ressentez, sans jugement. Parfois, le simple fait de mettre des mots sur son mal-être auprès d’une personne bienveillante peut apporter un soulagement immédiat. Les écoutants pourront aussi, si besoin, vous guider vers des structures adaptées près de chez vous (consultations psychiatriques, centres médico-psychologiques, associations locales, etc.). N’hésitez pas à les solliciter en cas de besoin, ou à me contacter via le formulaire de contact, même pour « simplement discuter » : nous sommes là pour ça. En outre, si vous ne vous sentez pas prêt à en parler à un proche, ces lignes anonymes constituent une étape intermédiaire précieuse pour briser la solitude.

Enfin, sachez qu’aucun problème n’est “trop petit” pour justifier de chercher de l’aide. Même si vous avez l’impression que « d’autres vivent pire » ou que votre tristesse n’est pas légitime, ne restez pas seul avec votre souffrance. Il vaut toujours mieux en parler – que ce soit à un ami de confiance, à un membre de la famille compréhensif, ou à un professionnel.

Traverser la déprime hivernale ensemble

Témoignage : « La thérapie m’a aidé à traverser l’hiver »

« J’ai toujours eu du mal à supporter la saison froide. Chaque année, dès novembre, je sentais mon moral glisser et je vivais tout au ralenti. L’hiver dernier, c’était pire que tout : je pleurais sans raison apparente, je n’avais plus d’énergie pour rien et je passais mes journées prostrée sous la couette. Moi qui suis d’ordinaire sociable, je me suis mise à esquiver mes amis et à m’isoler de plus en plus. C’était plus fort que moi : j’avais l’impression d’hiberner en attendant des jours meilleurs. »

« Un soir, une collègue de travail m’a confié qu’elle-même consultait une psychologue depuis quelques mois pour des problèmes d’anxiété. En l’écoutant, j’ai réalisé que moi aussi j’avais besoin d’aide et que ce n’était pas honteux d’en demander. J’ai pris mon courage à deux mains et appelé mon médecin traitant, qui m’a orientée vers un centre médico-psychologique. J’y ai entamé une thérapie hebdomadaire avec une psychologue formidable. En parallèle, mon médecin m’avait conseillé d’utiliser chaque matin une lampe de luminothérapie. Je ne connaissais pas du tout, mais j’ai décidé d’essayer. Franchement, ces deux démarches ont tout changé ! En quelques semaines, j’ai commencé à retrouver de l’énergie, mon humeur s’est améliorée et j’ai recommencé à voir mes amis petit à petit. Aujourd’hui, je ne regrette qu’une seule chose : ne pas avoir demandé de l’aide plus tôt. »

Caroline, 35 ans.

Traverser la déprime hivernale ensemble

Ce témoignage confié par l’une de mes lectrices montre à quel point il peut être bénéfique de ne pas affronter seul une dépression hivernale. En osant parler de son mal-être et en acceptant de se faire aider, on enclenche un cercle vertueux vers le mieux-être. Les professionnels, les proches, les associations, le groupe Chemins de Vies… Toute une solidarité existe autour de vous, prête à vous épauler. Il n’y a aucune honte à souffrir en hiver : c’est une période difficile pour beaucoup, et demander de l’aide est une démarche courageuse pour aller vers des jours meilleurs.

En brisant le silence et l’isolement, vous vous donnez la chance de trouver du soutien et des solutions concrètes. Vous n’êtes pas seul : d’autres sont passés par là et s’en sont sortis. Et, il est tout à fait possible de retrouver le sourire, même au cœur de l’hiver, grâce à l’entraide et à l’accompagnement approprié. Alors, en cette saison froide, ne restez pas seul dans la nuit : tendons-nous la main les uns aux autres pour traverser l’hiver ensemble ! Demander de l’aide, c’est faire le premier pas vers la guérison, et c’est souvent le plus décisif.

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