Garder espoir au cœur de l’hiver

Une balade hivernale après les fêtes

Bienvenue sur Chemins de vies ! Je suis ravie de vous accueillir dans cet espace pour se reconstruire après un traumatisme. Pour vous remercier de votre visite, je vous offre le journal de reconstruction

L’hiver s’étire et janvier apporte son lot de journées courtes, de froid mordant et parfois de mélancolie. Beaucoup de personnes ressentent un coup de blues hivernal, y compris celles en pleine reconstruction après une épreuve. En effet, la pénurie de lumière et la saison froide peuvent influencer le moral. Comme je vous le relate dans un précédent article sur la dépression saisonnière, des études notent une hausse des dépressions durant les mois d’hiver. Le trouble affectif saisonnier (TAS) étant un phénomène bien documenté en psychologie.

De plus, pour nombre de survivants de traumatismes, la période hivernale (et notamment les fêtes) peut réveiller des blessures du passé, s’accompagnant d’une détresse émotionnelle intense. Face à cette obscurité extérieure et intérieure, comment garder espoir jusqu’au retour des beaux jours ? Cet article se veut une bouffée d’optimisme pour traverser la longueur de l’hiver avec confiance et bienveillance.

L’hiver, une épreuve pour le moral

Il est normal de trouver l’hiver difficile sur le plan émotionnel. Le manque d’ensoleillement perturbe notre horloge biologique et peut entraîner fatigue, tristesse et repli sur soi. Chez les personnes en chemin de guérison, ces effets peuvent être encore plus prononcés. Car, les longues nuits d’hiver laissent place à l’introspection, parfois teintée de solitude ou de souvenirs douloureux. On se sent nostalgique, on revit des émotions anciennes ou on peine à entrevoir la fin de cette saison sombre.

Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul à éprouver cela, et ce passage n’est que temporaire. Comme je le souligne dans un article de Chemins de vies, l’hiver peut même être vu autrement : « plutôt que de subir passivement cette période, il est possible de la voir comme une invitation à l’introspection ». En prenant du recul, on comprend que l’hiver fait partie du cycle naturel et qu’il prépare en réalité la renaissance à venir.

Heureusement, la lumière finit toujours par revenir

Même au plus noir de janvier, un changement positif est déjà en marche autour de nous. Le solstice d’hiver (vers le 21 décembre) a marqué la nuit la plus longue de l’année. Et dès le lendemain, les journées recommencent à s’allonger. D’abord imperceptiblement puis de plus en plus. Autrement dit, chaque jour qui passe nous apporte quelques secondes puis minutes de clarté supplémentaire. Un progrès discret, mais porteur d’espoir.

Ce phénomène astronomique n’a rien d’anodin : il symbolise la promesse universelle du retour de la lumière et de la chaleur après la période la plus sombre de l’année. L’hémisphère Nord a beau être plongé en plein hiver, la progression vers des jours meilleurs est enclenchée. La nature elle-même nous rappelle que l’obscurité ne dure pas éternellement.

L’hiver, une invitation à l’introspection

Sous la neige, les graines préparent déjà le printemps

Les cycles de la nature regorgent de métaphores encourageantes. Si l’on observe la terre en hiver, tout semble figé, endormi sous le gel et la neige. Pourtant, une vie silencieuse s’active en coulisses. Par exemple, de nombreuses graines tombées à l’automne restent cachées dans le sol froid et obscur. Mais elles préparent en silence leur germination future au printemps. En surface, rien ne paraît changer en janvier, mais sous terre, le printemps se met en place en secret.

De la même manière, nos périodes de tristesse ou de repli peuvent constituer le terreau d’une transformation intérieure positive. Dans l’obscurité naissent déjà les germes de la lumière à venir. Autrement dit, vos moments difficiles actuels peuvent favoriser une maturation personnelle et l’émergence d’une force nouvelle. Même si aujourd’hui vous vous sentez fragile ou découragé, cela ne signifie pas que tout est figé. Un processus de renaissance peut s’opérer en vous sans que vous le réalisiez sur le moment. L’hiver prépare votre printemps intérieur, il suffit de lui laisser du temps.

Pour illustrer cette idée, on peut se souvenir des mots de l’écrivain Albert Camus : « Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été. ». Cette phrase inspirante, écrite après la guerre, souligne qu’en chacun de nous subsiste une chaleur, une force de vie qui résiste aux frimas les plus rudes. Même lorsque tout paraît gelé autour de nous, il y a en nous un été invincible prêt à refleurir. Garder espoir au cœur de l’hiver, c’est croire en cette flamme intérieure qui ne s’éteint jamais tout à fait, même dans la nuit la plus longue.

Nourrir l’espoir au quotidien

Bien sûr, ces belles métaphores restent abstraites si on ne les traduit pas en actes concrets. Pour rebooster votre moral en plein hiver, voici quelques suggestions pratiques à essayer dès maintenant. De petites étapes pour cultiver l’optimisme jour après jour :

Célébrer la lumière grandissante

Chaque fin d’après-midi, notez l’heure à laquelle la nuit tombe et constatez les minutes de clarté gagnées par rapport à décembre. Reconnaître que les journées rallongent effectivement (même d’un rien) permet de matérialiser l’idée que la situation s’améliore. Par exemple, fin janvier on profite déjà d’une heure de soleil de plus qu’au solstice. Allumez une bougie ou prenez quelques minutes pour apprécier la lueur du jour. C’est votre rappel visuel que la tendance s’inverse et que le pire de l’hiver est derrière nous.

Se projeter dans des moments heureux

Faites des plans enthousiasmants pour l’avenir. Cela peut être de réserver une petite excursion au printemps, d’organiser un café avec un ami le mois prochain, ou simplement de prévoir une activité qui vous fait plaisir la semaine prochaine. L’anticipation positive est un puissant moteur de joie : « L’humain consacre une grande partie de son temps à se projeter dans le futur », explique le chercheur Matthew Killingsworth. « Cet état d’esprit centré sur le futur peut être une source de joie si nous savons que de bons moments se profilent à l’horizon ». En ayant quelque chose à attendre avec impatience, on injecte dès maintenant une dose de bonheur dans son quotidien.

S’entourer de chaleur humaine et cosy

L’hiver est le moment idéal pour renforcer les liens qui réchauffent le cœur. N’hésitez pas à partager vos ressentis avec des proches de confiance. Ou à rejoindre un groupe bienveillant (atelier, club de lecture, forum en ligne ou le groupe Facebook de Chemins de vies…) où vous vous sentez compris. Parler de ce que l’on traverse brise le sentiment d’isolement et rallume une étincelle d’espoir mutuel. En parallèle, créez-vous un cocon douillet à la maison : un plaid bien chaud, une tasse de chocolat fumant, une musique apaisante…

Ces petits rituels de réconfort aident à mieux vivre le moment présent. On peut accueillir cette lenteur hivernale et s’accorder des pauses pour se reconnecter à soi plutôt que de la subir. Prendre soin de soi avec douceur est un acte qui nourrit l’espoir. Car il envoie le message qu’on mérite d’aller mieux et que des jours plus lumineux nous attendent.

Cultiver une pensée positive quotidienne

Sans tomber dans un optimisme naïf, essayez de repérer chaque jour une chose positive, aussi petite soit-elle. Cela peut être la beauté d’un paysage d’hiver, un fou rire devant un film, un compliment reçu ou simplement le fait d’avoir fait une petite action pour vous-même. Noter ces moments (par exemple dans un carnet de gratitude ou en téléchargeant mon journal de reconstruction) permet à l’esprit de garder le cap vers la lumière. C’est particulièrement utile lorsque la morosité guette. En entraînant votre regard à chercher le bon, vous entretenez la flamme de l’espoir. Et souvenez-vous : chaque hiver finit par passer. Même si aujourd’hui est difficile, demain peut apporter une surprise ou un progrès inattendu.

Vers un nouveau printemps intérieur

En plein cœur de l’hiver, il est parfois ardu de croire que la chaleur et la lumière reviendront. Pourtant, l’histoire de la nature et de l’humanité nous l’enseigne : après le froid et l’obscurité viennent le dégel et l’aube nouvelle. Janvier peut sembler interminable, mais les changements subtils sont déjà à l’œuvre. Les jours rallongent, la vie se prépare sous terre, votre propre résilience grandit en silence. Garder espoir, c’est s’autoriser à y croire malgré la nuit. C’est choisir de focaliser son esprit sur ces lueurs, si ténues soient-elles, qui annoncent le renouveau.

En pratiquant au quotidien de petites actions pour nourrir cet espoir, vous traversez l’hiver d’une façon plus douce. Chaque minute de lumière en plus, chaque projet agréable envisagé, chaque instant de partage ou de douceur que vous vous accordez est une victoire sur la morosité ambiante. Vous êtes en train de construire votre printemps intérieur, pas à pas. N’oubliez pas que vous avez en vous les ressources pour surmonter cette saison difficile. Comme les fleurs sous la neige ou le soleil derrière les nuages, la vie en vous est plus forte que l’hiver.

Ainsi, même si janvier est sombre et froid, rappelez-vous que la lumière finit toujours par triompher de la nuit. L’espoir est là, tel un fil d’or qui traverse l’hiver : accrochez-vous à lui. Bientôt, vous sentirez de nouveau les rayons tièdes du soleil sur votre visage, et vous regarderez en arrière en réalisant que vous avez grandi à travers cette épreuve. L’hiver n’aura été qu’un passage, et vous en sortez plus fort(e) et confiant(e) en l’avenir. Courage, le printemps approche 🌷!

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Ana
Ana
8 jours il y a

Personnellement, j’adore l’hiver !
Bon, peut-être le fait que je sois née en décembre y est pour quelque chose 😛
Plus sérieusement, j’aime avoir froid un temps dans l’année, ressentir les journées courtes, et me replier sur ce qui est essentiel pour moi : ma famille; ma vie intérieure. C’est vraiment mon moment d’introspection.
Et j’adore cette période parce que je me donne pour objectif d’imiter les plantes : je m’enracine, pour mieux prendre de l’expansion au printemps. Finalement, l’être humain est cyclique aussi, et quand on vit au rythme des saisons (et pas avec la productivité égale toute l’année par exemple), on se sent beaucoup plus aligné.
J’ai partagé mes réflexions justement dans un article dédié à la slow life, si ça t’intéresse : https://origami-mama.fr/slow-life-comment-ralentir-quand-on-est-maman/

Beni d'Éveil des hypersensibles
Beni d'Éveil des hypersensibles
6 jours il y a

Merci Solweig pour ton article, il est vraiment inspirant et lumineux ! 🙏 Pour moi, l’hiver est un véritable moment de recueillement et de reconnexion à soi, donc à l’Univers.
Je me tourne vers moi-même et j’accepte les émotions qui me traversent, car je sais qu’elles sont passagères et qu’elles peuvent aussi être mes maîtres. Quand je ressens de la tristesse, je l’accueille pleinement, car elle a quelque chose à m’enseigner.
Nous sommes cycliques, comme les saisons, et l’hiver est parfait pour se recentrer, se reconnecter à soi et à l’Univers. Se tourner vers soi est essentiel pour aller vers les autres avec amour et compassion.

Flore Bienfait
Flore Bienfait
6 jours il y a

Merci pour ce bel article sur l’hiver. Pour moi l’hiver, et particulièrement janvier, est vraiment une période de reconnexion à moi-même, après l’effervescence des fêtes de fin d’année. J’aime pouvoir ralentir, pouvoir m’occuper plus de moi, pourquoi pas faire une détox avec des bouillons chauds. Et dès fin janvier accueillir les premières pousses au jardin. La première pervenche, les feuilles de tulipes qui percent déjà. Ce temps pour soi qui même s’il peut être inconfortable est nécessaire pour s’ouvrir à l’énergie du printemps.

Bénédicte
Bénédicte
6 jours il y a

Merci pour cet article tout doux, comme du velours.
Je ne connaissais pas la citation poétique et profonde d’Albert Camus : « Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été. »
Se reconstruire petit à petit, sans rien forcer: voici ce que cet article suggère pour moi.

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