Kit de survie émotionnelle pour les fêtes

Rituels pour lâcher-prise en automne

Bienvenue sur Chemins de vies ! Je suis ravie de vous accueillir dans cet espace pour se reconstruire après un traumatisme. Pour vous remercier de votre visite, je vous offre le journal de reconstruction

Les fêtes de fin d’année, censées être un moment de joie et de partage, peuvent aussi s’avérer un véritable marathon émotionnel. Si vous redoutez cette période, rassurez-vous : vous n’êtes pas seul. Beaucoup ressentent de l’anxiété, de la solitude ou de la dépression pendant les Fêtes. Et, chez ceux qui sont déjà vulnérables, ces émotions s’intensifient durant cette période. Face à ces défis, il est utile de se constituer un « kit de survie émotionnelle ». Un ensemble d’astuces bienveillantes pour traverser les fêtes le cœur plus léger.

Rituels pour lâcher-prise en automne

Planifiez des activités réconfortantes rien que pour vous

Lorsque certains jours de fête s’annoncent difficiles, prévoyez une activité qui vous fait du bien et qui vous aidera à garder le moral. Par exemple, vous pourriez vous offrir une promenade en plein air ou un long bain relaxant. Et pourquoi pas commencer un nouveau livre inspirant ou regarder votre film préféré sous un plaid douillet ? L’idée est de vous accorder du temps de qualité, loin du tumulte, pour vous détendre et vous recentrer. 

Les jours fériés peuvent ainsi devenir des moments privilégiés de reconnexion avec vous-même, au lieu d’être uniquement synonymes d’obligations sociales. En planifiant à l’avance ces petits plaisirs personnels, vous aurez toujours un havre de paix émotionnel où vous réfugier en cas de coup de blues. N’oubliez pas que s’occuper de soi n’est pas égoïste. C’est au contraire indispensable pour recharger vos batteries d’énergies positives.

Préparez des réponses simples aux questions intrusives

« Alors, toujours célibataire ? », « Tu n’aurais pas un peu grossi ? », « Et les enfants, c’est pour quand ? »… On connaît tous ces questions ou remarques indiscrètes des repas de famille qui peuvent transformer les fêtes en calvaire. Plutôt que de rester démuni et de subir en silence, anticipez-les en préparant quelques réponses courtes et calmes. Des psychologues recommandent d’expliquer posément, une bonne fois, pourquoi ces questions vous gênent, avec une phrase prévue à l’avance. 

Par exemple : « Je sais que tu n’as pas de mauvaises intentions, mais je préférerais que tu ne me dises pas ça », prononcé avec un ton ferme mais doux. Vous pouvez aussi affirmer : « Je me sens bien comme je suis, merci de t’en soucier, mais je n’ai pas envie de parler de ce sujet ». L’important est de poser gentiment vos limites sans vous justifier excessivement. Si vos proches insistent, répétez calmement votre position. Nommer clairement le problème et réaffirmer vos limites. Voire, quittez la pièce quelques instants, si le sujet revient. Certes, cela demande un peu de courage, mais vous avez le droit de protéger votre bien-être. Et qui sait, vos proches finiront peut-être par comprendre et respecter vos zones sensibles.

Sachez dire non et fixez vos limites (même en famille)

Entre les invitations multiples, les traditions familiales bien ancrées et la pression de « faire plaisir à tout le monde », on peut vite se sentir débordé pendant les fêtes. N’hésitez pas à fixer des limites claires, aussi bien en termes de temps que d’engagements. Par exemple, si passer trois jours d’affilée chez vos parents vous épuise, rien ne vous oblige à le faire. Vous pouvez choisir de réduire la durée de votre séjour ou de ne participer qu’à certains événements, en prévenant à l’avance vos proches de votre organisation. Il vaut mieux écourter une visite et l’annoncer en amont, afin d’éviter les malentendus. Et, en communiquant votre plan tôt, vous aiderez aussi les autres à gérer leurs attentes sans vous mettre la pression.

De même, sentez-vous libre de décliner une invitation si vous ne vous en sentez pas la force émotionnelle. Formulez un refus poli du type : « Merci de penser à moi, mais cette année je ne pourrai pas être des vôtres ». Poser ce genre de limites est essentiel pour préserver votre équilibre mental : vos proches finiront par comprendre que ce n’est pas contre eux, mais pour prendre soin de vous. Rappelez-vous que vous avez le droit de fêter Noël à votre manière. Et que savoir dire non fait partie d’une saine gestion de soi.

Se protéger émotionnellement pendant les fêtes en famille

Prévoyez une échappatoire et des pauses salvatrices

Même avec toute la bonne volonté du monde, il se peut que l’ambiance familiale ou l’anxiété du moment vous submerge par instants. Dans ces cas-là, ayez un plan d’échappatoire discret. Par exemple, si une discussion vous met mal à l’aise ou que vous sentez l’angoisse monter, accordez-vous une pause : répondez brièvement « Je ne sais pas, excusez-moi ». Puis allez vous resservir à boire ou faites un tour aux toilettes pour souffler. Personne ne vous en voudra de vous absenter quelques minutes, et cela peut vous éviter de craquer sur le moment. Profitez de ce break pour respirer profondément et vous recentrer. Quelques respirations lentes, une petite marche dehors ou même s’asseoir au calme peuvent énormément aider à apaiser le stress.

 N’hésitez pas non plus à sortir prendre l’air frais entre deux plats ou à vous isoler un instant dans une pièce tranquille si vous en ressentez le besoin. Ces pauses salvatrices font partie de votre kit de survie. Elles vous permettent de relâcher la pression, de mettre de la distance avec le brouhaha environnant et de revenir ensuite plus détendu parmi vos proches. Pensez-y comme à de mini « sas de décompression » personnels à insérer dans votre emploi du temps festif.

Des fêtes avec un "kit d'écoute" à portée de main

Avoir du soutien à distance peut faire toute la différence pendant les fêtes. Identifiez une ou deux personnes de confiance que vous pourrez appeler ou texter en cas de coup dur. Ce peut être un ami proche, un membre de la famille bienveillant, ou même votre thérapeute. Notez dans votre « kit » les contacts clés sur qui vous appuyer en cas de besoin. Y compris éventuellement le numéro d’une ligne d’écoute professionnelle disponible 24/7, si vous en ressentez le besoin. Par exemple, savoir que vous pouvez joindre Tel-Ange ou SOS Amitié (des lignes d’écoute anonymes) peut vous rassurer si la solitude ou l’anxiété se fait trop forte. 

Le simple fait de savoir que quelqu’un est prêt à vous écouter à l’autre bout du fil peut apporter un réel soulagement. Demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse, bien au contraire. Passer un coup de fil à un ami compréhensif pour vider votre sac, ou entendre la voix d’un proche qui vous rappelle que « ça va aller », peut vous redonner courage lorsque le moral flanche. Donc, n’hésitez pas à utiliser ce filet de sécurité : votre entourage (personnel ou professionnel) est là pour ça. Parfois, un petit message « Ça ne va pas trop ce soir, tu as cinq minutes ? » peut vous éviter de ruminer et vous faire un bien fou.

Prenez surtout soin de vous pendant ces fêtes

Enfin, n’oubliez pas l’essentiel de votre kit de survie émotionnelle : vous-même. Pendant les fêtes, on a vite fait de s’épuiser à force de courir partout et de vouloir que tout soit parfait. Il est donc crucial de ménager votre forme physique et mentale. D’abord, accordez à votre corps le repos qu’il mérite. Dormez suffisamment et octroyez-vous des moments de détente sans culpabiliser. Le simple fait de bien dormir et de ralentir le rythme aide votre esprit à mieux gérer le stress. Ensuite, faites preuve d’autocompassion. Traitez-vous avec la même gentillesse que vous auriez pour un ami cher. Posez-vous la question : « Que dirais-je à un(e) ami(e) qui traverse la même situation ? » Sans doute des paroles réconfortantes… alors, accordez-vous cette même indulgence.

Si tout ne se passe pas exactement comme prévu pendant les festivités, ce n’est pas grave : personne n’attend de vous que vous soyez parfait. Accordez-vous le droit d’être triste ou fatigué par moments, sans juger ces émotions. Pour évacuer la tension, vous pouvez aussi pratiquer de petits rituels de bien-être : une séance de yoga ou de méditation, quelques exercices de respiration, écouter une musique apaisante, faire un peu d’exercice léger, etc.. Ce sont autant de techniques simples qui aident à relâcher la pression.

En somme, prenez soin de votre bien-être global : nourrissez-vous correctement, évitez les excès qui pourraient amplifier le mal-être (alcool, trop de responsabilités d’un coup), et surtout accordez-vous du plaisir. Que ce soit déguster sans honte une part de dessert de plus, porter votre pull confortable préféré ou vous offrir un petit cadeau rien qu’à vous, ces douceurs participent à votre résilience émotionnelle. Vous avez le droit de penser à vous et de vous choyer un peu, c’est même recommandé.

Une balade hivernale après les fêtes

Un kit de survie pour garder le cap sur le positif et l’essentiel

Pour terminer, rappelez-vous que les fêtes ne dureront qu’un temps et qu’il y aura un après. Essayez de garder en tête ce qui compte vraiment pour vous durant cette période. Peut-être est-ce l’occasion de créer vos propres traditions réconfortantes. Une balade le 25 au matin, un appel rituel à un ami, ou faire une bonne action bénévole le jour du Réveillon. Fixez-vous de petits projets agréables pour l’année à venir afin de penser au futur de façon encourageante. Et, si vous repensez aux épreuves que vous avez déjà surmontées par le passé : cela vous rappellera votre force intérieure, et vous aidera à relativiser les difficultés actuelles. Soyez indulgent envers vous-même et ne mettez pas la barre trop haut. L’important n’est pas d’organiser un Noël de carte postale, mais de traverser cette période sans vous oublier en chemin.

En vous concentrant sur les aspects positifs, les moments, même brefs, de connexion sincère avec un proche, un fou rire imprévu, une bonne action réalisée… vous donnerez du sens à vos fêtes, malgré les éventuelles ombres au tableau. Chaque petite victoire émotionnelle (avoir osé dire non, avoir pris du temps pour vous, avoir évité une dispute) est un cadeau que vous vous faites. Célébrez ces victoires personnelles !

En fin de compte, ce « kit de survie émotionnelle » est juste là pour vous rappeler que votre bien-être mérite autant d’attention que le repas de Noël ou les cadeaux sous le sapin. Prenez soin de vous, et passez les fêtes à votre rythme : c’est le plus beau cadeau que vous puissiez vous offrir pour entamer la nouvelle année du bon pied.

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